La philosophie des temps…
- brunodoucet49
- 23 août 2022
- 1 min de lecture
Dernière mise à jour : 5 févr. 2023
Il y a plus de deux ans déjà, nous interrogions l'une de nos filles, alors âgée d’environ 6 ans, autour de cette question simple : « quel jour sommes-nous ? ».
Nous agissions dans un souci d’apprentissage avec le souci de lui apprendre à reconnaître les jours de la semaine.
Ce jour-là, elle eut cette réponse que je trouve magnifique : « Ben… Aujourd’hui, nous sommes le demain d’hier ». Miracle et stupéfaction : ma fille venait de revisiter la théorie de la relativité.
Si à l’instant me revient cette phrase, c’est qu’hier je me l’étais promis : « demain j’écrirais ». J'écris donc aujourd'hui pour ne pas avoir à me mentir à moi-même. Non pas pour obéir à un passé simple : pour cela je suis bien trop imparfait. Mais, pour composer au présent et me remémorer demain ce passé composé.
A présent, je m’amuse des mots comme je m’amuse du temps en pensant à ma muse auprès de qui je ne sais trouver les mots.
Au passé je voulais que l’on m’aime, au présent j’aimerais que l’on aime, au futur peut être m’aimera-t ’on.
A mieux y regarder, aucun des temps ne correspond. A moins que tout ne soit qu’apparence, du subjectif au subjonctif.
Seuls Aimer et Ecrire ainsi qu'aimer écrire restent des impératifs : une évasion intemporelle entre liberté textuelle et liberté conditionnelle.

Ainsi vont mes romans. Le temps d’avoir élevé le premier et de vous présenter le deuxième, il me faut déjà concevoir le troisième… et dans ce demain fantasmé je pourrais fièrement vous annoncer : « Aujourd’hui je vous le présente, sachez que je l’ai achevé hier ».




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